Body Art : Les tatouages.
 
 
Impossible de situer l'origine du tatouage. Il semblerait que toutes les civilisations aient sacrifié au rituel du marquage du corps à l'encre. Il n'y a pas si longtemps encore, le tatouage servait à exprimer une opinion (les 3 points bleus étaient le symbole de reconnaissance des anarchistes et signifiaient "mort aux vaches"). Les 4 points en carré + 1 point seul au centre (imaginez la face 5 d'un dé à jouer) était le signe de ralliement des anciens "taulards". Le point bleu au coin de la paupière marquait lui, ceux qui étaient passé par les "Bat d'af" (Bataillon d'Afrique, réputé pour être le plus dur régiment militaire, destiné à mater les fortes têtes).
 
 
 
Aujourd'hui le tatouage à subi un effet de mode et chacun peut arborer sur sa peau un signe distinctif servant à exprimer une idée force, ou plus simplement décoratif. Le monde du S.M. reprend à son compte cette pratique, mais bien souvent pour marquer une appartenance, comme le faisaient les amoureux transis qui portaient sur le bras "A xxx pour la vie". Salomé porte sur le sein un joli petit scorpion, qui est mon signe, je porte le même sur l'épaule gauche. Les soumis(es) font graver dans leur chair soit les initiales de leur dominant(e)s, ou bien un objet explicite de leur condition. Fouet, cravaches, menottes ornent ainsi fesses, pubis ou épaules. J'ai entendu parler mais jamais rencontré, une femme qui s'était fait raser le crâne et fait tatouer le mot "ESCLAVE" sur la tête. Maintenant que les cheveux ont repoussé, seul son amant et peut être son coiffeur sont dans la confidence...  

Les tatouages sont, soient unicolores (généralement bleus) soient multicolores. Les bleus résistent mieux au temps et au soleil. Les colorés ayant tendance à se délaver à la longue. Le choix du motif et l'emplacement sont importants, puisqu'un tatouage est par définition définitif. Aussi faut-il prendre garde à ce que vous voulez exprimer aujourd'hui. En serez-vous  toujours convaincu dans 10 ou 15 ans ? 

La technique du tatouage est simple en elle-même. Un motif dessiné sur la peau, on forme les contours avec une aiguille imprégnée d'encre indélébile, on remplit les a-plats, on recouvre d'une substance grasse (vaseline ou glycérine) et on attend la cicatrisation. Ce n'est pas douloureux, tout juste une désagréable sensation de picotement. 

 

 

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