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Les surprises font partie du jeu. Lors d'une soirée, j'avais prévenu S. qu'elle serait ce soir là annelée. Chose qu'elle ne souhaitait pas à l'époque. Pendant deux mois, j'ai donc maintenu la pression, en lui parlant de cet événement qui l'attendait. Le soir venu elle y était prête psychologiquement, et avait parfaitement accepté cette idée... L'anneau est là dans son écrin, posé bien en évidence. Prêt à l'emploi.
En réalité, j'avais mis dans la confidence le Maître qui était supposé réaliser cette opération. Point d'anneau, mais à l'inverse une superbe couture du sexe. Le grand moment arrive. J'isole S. dans notre chambre avec l'opérant et moi-même. Je bande les yeux de S. Elle est fébrile, redoute un peu cet instant. Je me poste derrière elle, lui maintient la tête, la caresse, pour faire tomber un peu l'angoisse.
L'aiguille s'enfonce dans sa chair, la transperce, à une, deux, puis quatre reprises. S. n'étant pas familiarisée avec cette pratique trouve ça normal. Le fil relie ces grandes lèvres. Voilà c'est fini. J'ôte le bandeau. Je l'embrasse et lui précise qu'elle ne doit pas, pour l'instant regarder le résultat. Je lui en donnerai l'autorisation le moment venu.
S. rejoint nos invités, eux aussi
dans la confidence. S. fait le tour de l'assistance, montre à chacun
son "anneau". Et chacun à son tour de s'extasier devant... RIEN
!!!!
Beaucoup plus tard j'autorise S. à regarder son anneau. Je l'emmène à la salle de bain, la poste devant la glace. Elle écarte les jambes, scrute l'endroit où devrait se trouver l'objet. Incrédule elle s'écarte mieux, ne trouve toujours rien !!
Décontenancée elle fond en
larme...
Quelques semaines plus tard, c'est elle
qui me fera la surprise de faire vraiment poser cet anneau. Mais ça
c'est une autre histoire...