Moi, Licorne, Dominatrice.

Les écrits qui suivent sont l'œuvre d'une jeune femme qui désire conserver l'anonymat. C'est donc en respectant ce souhait que je vous livre ici ses plus intimes secrets...


Souvenirs

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Je te revois , toi le premier ... toi qui t'es courbé devant moi ... si beau, si jeune et si décidé.. devant moi dont la cravache, plus habituée à fouetter les flancs de mes chevaux que ceux d'êtres humains tremblait un peu ..
C'était aussi ta première expérience ... ton absence de crainte m'a rappelé mes début dans le rôle que tu tenais ... et j'ai su que c'était ce que je voulais , te voir ressentir la fierté d'être ce que tu étais à ce moment pour moi ...
un objet, un superbe animal à dompter ...
Tu m'as tenu tête sous ton bandeau ... Tu as obtempéré avec calme à mes ordres et à mes supplices ... comme je te trouvais beau .. sous tes liens de corde et d'acier ...le sexe gonflé , le corps arqué...
Tu as dit ... merci , Madame .....
j'ai essuyé une larme sur ta joue et je t'ai laissé partir ....
Tu m'as donné beaucoup ...Je ne t'oublierai pas .....
    Toi, que, ce jour de septembre ....j'ai découvert sous la pluie...,tu m'a révélé mon sadisme, le plaisir infini d'entendre à mes oreilles : encore, encore ... alors que déjà .. tu aurais du défaillir.. tu m'as donné le plaisir de te dire : - non...
Merci d'être Toi et de me permettre à chaque fois de m'enivrer encore davantage de ta souffrance et du don de Toi ..
    Toi, qui t'es incliné jusqu' à terre ... pour me baiser les pieds devant un parterre où pourtant tu aurais pu pérorer... et qui chemine à mes côtés depuis ,sans hésiter...
    Toi, qui a vaincu tes préjugés, pour avec moi franchir les rivages inconnus de tes fantasmes inavoués...et me fais redécouvrir des plaisirs oubliés..
    Toi, qui a éloigné les pièges de la vie publique pour assumer tes délires,
    Toi qui me confies tes amours et tes peines, comme un enfant ...
    Toi qui me craches ta haine de l'Homme et sais si bien caresser mes désirs...
    Toi, qui ne rêves que d'être, que de devenir l'ombre de mon ombre...au féminin...

        Vous tous... qui apportez une pierre fine à l'édifice que je construis... solide et fièrement dressé vers le ciel...

    Et Vous mes sœurs , dont la peau lisse, tendre , douce m'émerveille à chaque fois, dont le masochisme souvent inconnu jusque là , s'éveille sous la caresse de mes liens...vous à qui je fais découvrir les amours saphiques dans les larmes et la douceur , dans le cuir et la soie, l'acier et le velours, vous à qui j'apprends le plaisir d'attendre, d'espérer, de pleurer avec volupté, de vous aimer vous même... enfin...
Toi qui t'es abandonnée à mes douces contraintes, Toi qui as découvert un autre monde, le mien .... avec appréhension puis hargne tant et si bien qu'il a fallu que je te tempère avant que tu essaies de le détruire..
Toi qui as disparu de ma vie alors que je t'avais tant donné.... et tant aimée...
Toi , petite chatte gourmande de tous les plaisirs, qui buvait mes sévices comme un bol de lait ...
Toi, qui accompagnes mes pas et apprends avec moi.... et deviens de jour en jour plus belle et plus fière...
Je vous aime .....
L...


Rêverie

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Tu t’es livré, abandonné, laissé aller;..
J’ai accepté le cadeau que tu m’as fait de toi,
de ton corps, de ta peau ,de ton sexe d’homme dressé.
Je t’ai pris, dégusté, apprécié...
Me suis repue de ton enveloppe physique,
de ton apparence, de l’image que tu voulais me donner de toi...

Maintenant je veux plus, je veux un morceau de ton âme,
Une bribe de ton esprit,
Un éclat de ton cœur...
Si tu ne me le donnes , je le prend...
Si tu ne le désires, je m’en accorde le droit...


Ton âme

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Au détour d’un écran,
au détour d’une voix, d’un silence,
d’un rire ou d’un soupir,
au retour d’une phrase, d’un trait ou d’une page,
tu t’es découvert, un peu, beaucoup...
plus que tu ne voulais ...
plus que je n’espérais.

je t’ai intéressé, intrigué, inquiété,
puis rassuré.. un peu...
envoûté, beaucoup,
charmé..surtout...

avant même d’avoir déposé les armes...
tu t’es avoué... vaincu,

vois-tu...ce n’est pas toujours comme on se l’imagine ...
que l’on est dompté, possédé, dominé...


Vivre

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Vois, autour de toi la vie fourmille, s’égare, repart..
Ivre des mots, des phrases et des logarithmes,
Vis, ne laisse pas passer ce qui ne revient pas...
Regarde , ne pense pas, laisse ton corps parler...
Émerveille toi de ce que tu es...

Va, et laisse derrière toi , ce que tu crois connaitre,
Invente et réapprend... laisse ton corps parler...
Vacille, doute peut être, mais ne te retourne pas..;
Ris, bouge, parle...
Enfle toi du bonheur d’exister...

Vivre doublement...en épelant deux fois les lettres de ce mot...


Pour toi

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La ville ensoleillée s’endort dans l’hiver qui approche,
ton cœur,ivre de n’avoir connu les tourments délicieux,
s’affole, tourbillonne et s’ennuie...
Le hasard de tes pas, te ramène
là où je suis, là où tu sais me trouver...
Ton corps attend les caresses infligées,
Ton âme halète.. , s’exaspère, frémit...

Tu résistes, te dérobes,fuis...
Mais tu es envoûté, enchâssé, enlacé...
Rire...
Elle, une fois passée,
ne s’oublie jamais....
elle attache les cœurs et les âmes
à la poudre d’étoile de ses yeux....

A bientôt...


A vous

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Par le fouet qui claque,
le baiser qui rassure,
la brûlure du cuir
qui étreint, enserre,
le bâillon qui torture,
la caresse qui délivre,
je vous aime...

par la main qui griffe,
les ongles qui marquent,
les empreintes
sur le corps offert,
les doigts qui soulignent
les traces rouges de vos larmes,
je vous aime..

par le désir qui vous assaille,
par le tourment de vos envies,
par mon plaisir et le vôtre,
par la délivrance que j’ accorde
ou refuse,
je vous aime...

vous qui êtes miens,
moi qui suis quelque part vôtre...


A toi

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Au détour d’une page nos délires se répondent,
au contour d’un envoi, nos envies se rejoignent,
au retour d’une voix, nos passions se déclenchent,

Elles s’envolent, s’étirent, se dévoilent et se replient,
tranquilles, couvant comme le feu sous la cendre,
pour renaître plus fortes au retour d’une rencontre...

Attendre, espérer, frémir, à la lecture d’une phrase,
le timbre de ta voix à travers un message,
Savoir que les miens font gonfler ton désir,
savoir que mon rire, mes extravagances,nos folies,
marquent en toi le manque ,
t’irritent et exacerbent ton envie de moi ,

Sentir avec les jours le désir qui s’installe, reprend, remonte...
en une vague puissante, envahissante....
Découvrir ton espoir d’un nouveau rendez-vous,
Chercher dans l’agenda , la place pour être mien,
Une fois la date trouvée, espérer .....
que rien ne viendra perturber
nos projets ...
Et le jour dit, illuminer tes rêves jusqu’à la prochaine fois
et envahir les miens... en souvenir
du don de toi....


Don

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Envie d’être autre,
Rêve de folie, de haine, de désir..
Iconoclaste de la chair,
Catalogue de tes fantaisies..

Soupir ,sourire, souffrance,
Ustensile lascif d’une hétaïre choisie,
Justement translaté en animal docile,
Épanoui, vaincu, douloureux. de douceur,
Triomphant enfin de ta raison domptée...

Don de toi, de ton corps,
Évasion de ton âme, captive volontaire,

Liens de feu, de sang, de chair,
Ivresse de ta propre agonie,
Abandon de ta peau , ton sexe, ton esprit,
Négation de l’instant pour mieux l’ appréhender...
Enlacements subtils de ta propre conscience ..;
Serpents de cuir , d’acier ,mais surtout invisibles .

Animés du pouvoir infernal à eux donné par toi,

Terribles ligatures, douces et tendres à la fois ,
Ouvertures sur l’ombre qui dormait dans ta chair.
Infini reposant sur la face du monde ..


Livre ouvert

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Savez vous de quoi mes rêves sont peuplés?
Des chimères par vous générées,
Des rires d’une femme réconciliée,
Grâce à vous, grâce à toi et toi ,
Avec ce qu’elle croyait son ennemi,
L’homme, dans tout son émoi,
L’homme se livrant, perdant sa superbe,
L’homme éperdu,
L’homme tel qu’en lui- même...
L’homme enfin...
Qui me permet de devenir
FEMME....
Merci...


La bicyclette

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Elle gît sur le côté, le long de la route déserte,
ton corps est allongé, là,
nul ne s’arrête...
un pied se tord dans les rayons,
une pédale frôle ton front...
la bicyclette est couchée
dans l’herbe du fossé.....

Ma voiture t’avait dépassé,
je t’ai fait signe.
Tu as ralenti, posé un pied à terre ...
Je me suis arrêtée, approchée....
Tu m’as regardé,
le vélo est tombé,
et toi, tu t’es allongé, sans me parler.

La bicyclette a la roue avant qui tourne légèrement ,
ton sexe s’érige, doucement
puis impérieusement sous ma main...
le short court laisse apparaître la chair rosée de ton envie, de ton désir...
Mon doigt te fouille et titille
la fourrure sombre qui orne ton bas - ventre,

Tu fermes les yeux, tu m’offres ton plaisir,
ta jouissance,
et sans mot dire,
je rabats le tissu sur ton aine trempée,
me relève et m’en vais ...;
dans le rétroviseur, je te vois reprendre ton vélo,
t’épousseter, et regarder vers moi....

Je ne t’ai même pas demandé ton prénom....


Lignes de toi

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Lignes de la main, ligne de vie, ligne de mort, d’amour et de haine....
Lignes de vie, ligne de peine ,
Ligne pourpre qui sépare le désir de l’envie, le plaisir de la jalousie,
Lignes de cœur, d’abandon , de soupirs,
Ligne d’horizon, celui que nous fixons , fuyons, tentons de rejoindre,
Ligne de feu, de soufre, de Diable, ou de Dieux,
Lignes de ton corps qui se forme à ma main,
Lignes de ta main abandonnée dans la mienne,
Lignes de ton sexe façonné par le mien,
Lignes de toi, recourbées par les miennes,
Courbes de toi, redressées par mes exigences...,
Lignes de ta main, modifiées par mon index qui en trouve les arcanes,
Lignes de ton cœur qui palpite, là.... regarde....ramasse le ...


Rencontre

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Te souviens tu? café de la paix,
tu étais gauche... j’étais pressée...
tu attendais , j’étais en retard...
nous avons parlé, discuté, ri,
échangé,
nous nous sommes quittés,
sur une promesse, sur un non -dit ,
sommes repartis,
dans nos chimères, nos réels, nos vies,
nous nous retrouvons, par hasard,
par envie...
nous nous croisons, au gré.... de quoi???
tu me fais part de ton désir...
je te parle de mes plaisirs....
écoutes- tu??...
et puis, un jour...
Qu’arrivera t’il ce jour.....et quand???


Courbes

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La courbe de tes cils, masquant ton regard me donne envie de lécher la perle de pluie qui sourdit au coin des tes beaux yeux quand tu me supplies...
La courbe de tes reins me séduit et attise mon désir de te fouiller , défoncer, envahir, jusqu’au plus profond de toi, et de te caresser, cajoler, consoler...
La courbe de tes fesses attire mon bras pour y marquer les traces de tes soupirs pour moi, ma main pour suivre d’un doigt léger les marques rouges que tu arbores avec fierté pour l’amour de moi , pour te voir frémir sous la caresse du cuir et de la pulpe de mon index...
La courbe de ton cou qui s’incline devant moi suscite un appétit de mordre, de lier, de laisse et de collier pour mieux te garder près de moi...
La courbe de ton corps recroquevillé à mes pieds éveille la tentation de te prendre dans mes bras, dans leur propre rondeur... pour te protéger, te déguster, te manger, te faire moi....
J’ai envie de toi....


Leçon de chose

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je t’ai aperçu , la première fois au détour de l’écran...
je t’ai interpellé, ton pseudo me plaisant....

Tu m’as répondu, expliquant le pourquoi du comment....
nous avons discuté, plusieurs soirs durant,
parlant de tout et rien ,

Je t’ai appelé, un soir, et le son de nos voix a confirmé notre attente,
notre conversation a continué, tu as écouté,
tu n’as rien demandé...
J’ai exigé, ordonné, conditionné.
Tu as obtempéré, obéi, accepté...

Je t’ai demandé un écrit....
Tu l’as fait....

Je t’ai convoqué,...
Tu es venu,aveugle....
Tu t’es déshabillé sur mon ordre,
Je t’ai attaché, cravaché, fouetté,
tu as gémi, supplié, pleuré peut être,
Je t’ai rassuré,bercé, cajolé , caressé...
Je t’ai griffé,brûlé, torturé.

Tu m’as dit, comme ca:
Madame, je voudrais être mort...
mort pour que ca ne s’arrête pas ,
mort pour renaître dans vos bras..;
Je t’ai fait taire par un bâillon.

je t’ai fouillé, sali, meurtri,
Tu étais inquiet, je te sentais tendu,
je t’ai pris comme on prend une fille,
je t’ai baisé, baisé et rebaisé...

Tu t’es endormi,enchaîné, fatigué au pied de mon lit...;
je t’ai réveillé et appris comment me faire plaisir ...
Tu t’es appliqué, et ma foi, tu t’es montré bon élève....

Au petit matin, je t’ai enlevé ton bandeau,
tu m’as regardé, étonné, heureux , je crois....
tu es reparti, rhabillé , en costume croisé.....
Avec du rêve dans la tête ....
Tu m’as dit:
-Merci...
Je t’ai répondu:
-A bientôt....


Queue équeutée

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Que me parles tu de queue?
Queue de cerise, pour en faire une tisane,ou pour payer en monnaie de singe
ceux qui voudraient  me séparer de toi,
queue de pomme , ce qu¹il reste quand je l¹ai croquée,
queue bifide des lézards sur laquelle j¹ai marché,
queue de cortège quand celui-ci s¹égaie après la cérémonie,
queue de pie, oiseau si gai, qui laisse sa livrée pour faire croire au
bonheur,
queue de cheval dont on fait des chignons, qu¹ agacent les garçons,
queue de pelle avec lesquelles je bâtis des châteaux en Espagne,
queue de vache, de la couleur délavée du sable de la plage,
queue de comête, comme je rêve parfois dans mes fantasmes les plus fous,
queue de morue, comme le pinceau dont tu te sers pour dessiner mes courbes
et comme tu qualifies celles de  mes amies que tu détestes,
tête à queue dont tu expliques ma position préférée et non mes excès de
vitesse,
queue leu leu, pour qualifier mes fantasmes de femme fatale,
queue d¹aronde, pour modeler mon corps à ton envie,
queue de rat pour l¹allumer à ton désir,
Maître-queux, pour te rassasier à mon festin,
queue en panache, pour m¹aider à me surpasser,
queue en tire-bouchon, pour ouvrir les bouteilles de la fête permanente qui
nous lie,
queue de billard , pour te servir de mon corps à ta fantaisie ,
comme l¹une de ces boules d¹ivoire.
queue .... La tienne que j¹aimerais trifide pour me remplir , m¹aimer et me
brûler.


Alphabet  des délices

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Théâtre de l¹ombre de nos fantasmes,
Acteur des scénarios élaborés à deux,
Ma main modèle ton nom aux frontons de nos désirs:
      
H pour ton haleine qui se remplit de moi,
O le rond de tes lèvres ,  de toi qui t¹ abandonnes,
Ut la derniére note avant la première, en une danse  éffrénée ,
Rien que pour moi, ton corps offert ,  ton sexe bandé,
Initiation, rites, magie blanche????
A.... pour.... quoi??? le sais- tu???


Silence

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silence, le diamant  de ton regard,
silence, le velours de ton visage,
silence....
ferme les yeux....
chut... ta bouche rouge du sang qui vibre dans tes veines....
Tais-toi... écoute le silence,
celui de nos deux coeurs qui battent à l¹unisson....
Ecoute...Tais -toi...

Tu as ouvert la bouche, malgré ton désarroi,
Tu n¹as pas dit grand chose, dépassant ton émoi,
ton coeur a déraillé, est parti de guinguois ....
Le mien s¹est arrété...
Le silence est d¹or.... Chut, écoute....
Mais tu n¹es plus là....


Soleil du désert

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Ta peau rougit sous le soleil aride
le désert te sourit en plissant tes yeux,
Nous sommes deux et je te regarde....
Il y a des flaques d¹eau à l¹horizon, des flaques où j¹aimerai te perdre,
 pour mieux te garder,nous perdre,
 pour renaitre de l¹autre côté du miroir fantastique,
 où nous serions Vénus et Ganyméde,
César etCléopâtre,
Castor et Pollux,
 et tous les Anges sexués des Lymbes éternelles.
Le soleil te dévore et ta peau couleur brique
 me donne envie de la lècher comme une pierre à sel,
 La sueur qui coule sur tes flancs me semble des ruisseaux ivres de toi...
Le soleil du désert fait fuir les lézards,
les iguanes aux queues bifides prennent les vallées de ton corps pour les
ergs de sable..,
Le soleil brûle, le désert flamboie,
Tu es l¹amadou de mon briquet , tu es le silex de mon autel..
La rose des sables se délite dans la chaleur de la nuit et les bêtes à bon
dieu prennent leurs pattes dans ta forêt..
Devrais je te défricher pour  profiter de toi , devrais-je faire de toi une
dune de chair, lisse et dure, mouvante et vivante comme ce royaume perdu où
vivait  Antinéa.....


Usages insolites et inusités pour un instrument quelconque

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Il est tombé dans la poussière de la carrière,
où je jouais avec ma  chambrière,
un objet sans intérêt,
je l¹ai ramassé,l¹ai tourné et retourné.
et vous pose la question?

A quoi peut donc servir un tel instrument??
de moulin à vent?
de presse-citron?
non, non....
Plutôt de cure -pipe, de cure- bite pardon,

Ou alors de support à bilboquet,
pour peu qu¹il soit  sollicité,

Ou de chevillette- quand la bobinette cherra....
peut-être de bistouquette, à l¹occasion?

Mais, non, mais non....

J¹y pense?
de biscuit à la cuillère,
pour tremper dans mon verre...
de champagne ou pour en ôter les bulles,
 non??
 Je sais , il est meilleur sans ça, je vous l¹accorde...

De fer à friser? quand il est bien chaud ....ou de machine à
hot-dog?
N¹est-ce pas une bonne idée?

de flûte, ou de haut-bois pour les apprenties
ou les virtuoses de ce genre de clarinette.

De sucette
pour les petites et pour les grandes....
ça c¹est banal,
mais ma foi, pas mal .
ou alors, pourquoi pas, de tétine pour les veaux ???
Non???

De goupillon,
pour distiller une eau bénite à sa façon,
aux pénitents
contrits
ou déconfits?

Ou plus simplement
et plus païennement,
pour nettoyer le cul des bouteilles
vidées lors des orgies vengeresses,
bouteilles qui serviront de bocaux à   cornichons...
ou à pines au vinaigre...

Je vois aussi des  utilisations  pratiques:
Comme  cierge, avec une mêche au bout,
chandelier, ou  bâton d¹encens,
s¹il plaît à l¹impétrant,
ou plutôt aux spectatrices,

sucrette pour le café
quand on est au régime,
c¹est très efficace, je l¹ai déjà testé.

pied à coulisse ,
à longueur variable selon l¹humeur...

anémomètre,
les jours de grand vent , plus que  de zéphir,
testeur de jante de bicyclette,
pour les  grandes filles aimant jouer au cerceau,
jouet  pour le lancer d¹anneaux ,
pour les plus habiles, ou pour les  passionnées de fléchettes,
indicateur de direction pour les ardents
et pleins d¹allant....

bourreur de saucisse ,
pour les âmes charcutières,
glace parfumée à la vanille ou praliné,
après un séjour réfrigéré,
pour les gourmandes de crème pâtissière,

thermomètre à pine , pour diverses mesures
de liquides ou de solides,
selon l¹humeur de la pinailleuse,
gâte-sauce,
pour apprécier à sa juste valeur, l¹odeur
de divers brouets
dont  il relèvera avec panache, le fumet.


Quand l¹allure en est altière,
on peut envisager.....
un tourniquet pour attacher  ce que l¹on voudra,
du bourriquet au ....voyons???

cerf-volant??
ou tout simplement  bateau
pour en faire vraiment une bite.....d¹amarrage

reste à savoir ce qu¹il en adviendra....si la tempête fait rage ,
si le support est trop léger....
un arrachement??
un décollement???
ou tout simplement....
un déchirement
et des pleurs.... impossible à arrêter .

Par contre, en cas de laisser- aller,
qu¹en faire?
de la chair à pâté?
un ver de terre,
à jeter au poulailler?
une limace pour faire baver  ?
une raclure
de pomme de terre à laisser sur les ordures,
une erreur ,en somme.....

Voilà ainsi énumérées les différentes manières de rendre utile cet objet
souvent si décrié ...
et donc délaissé par les Femmes de mon espèce....

Cependant, je vous vois hocher la tête,
douteriez-vous???

Aurais-je omis quelque chose,
quelque usage prohibé,
quelque recette oubliée???
pour cet outil  quelque peu surranné???

Allons dites moi?
auriez vous une autre idée???
Vous aurais-je vexé???
Seriez -vous simplement perplexe???

Imaginez tout ce à quoi va servir
ce que vous m¹avez si obligeamment donné,
avec une certaine réticence,
il faut l¹avouer,

mais finalement vous vous êtes laissé
si gentiment aller,
avec même presque de la jouissance ,

Non, ce n¹est pas votre avis?
Vous n¹étiez pas d¹accord?
Ce n¹était pas votre tasse de thé?
Dommage? Je n¹ai pas du écouter.
Vous parliez assez fort pourtant, je n¹ai pas du comprendre....
Mais vous serez si mignon , bientôt, et tellement plus à l¹aise sans ce
truc qui ballotait là, entre vos jambes...


Un procès d¹exception

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La salle est bondée. L¹assistance est bigarrée .

Etroitement surveillés, sur un gradin réservé:les précédents accusés,
sursitaires qui sont là pour apprécier le sort qui leur est réservé ,
  les futurs récipiendaires,qui s¹entendront plus tard condamner.

Les quelques hommes libres,admis à pénétrer dans l¹enceinte sacrée,
 répêtent à l¹extérieur, ce qu¹il en coûte de déplaire  ou de trop plaire
aux maîtresses de ces lieux j¹ai cité les Amazones.
Les femmes sans grade, sont au dernier rang , pépiant, et applaudissant
au moindre mouvement.
Devant elles, les dignitaires reconnaissables à leur uniforme chamarré,
de plumes et d¹or.
Les plus hautaines ont un collier de bites séchées, entre les seins ,
marque de leur bravoure et de leur rang.
Le tribunal est réuni.

La présidente,Reine de ces lieux, fière sous son dais de peau de
couilles, éventée par deux eunuques, anciens condamnés graciés de la peine
capitale , écoute avec intérêt le discours de l¹avocat de la défense.

Les substituts, de chaque côté, bavardent, connaissant déjà ,sans doute,
le résultat de la séance .
   
L¹avocat, désigné d¹office,sur une liste de renégats ,  défend sans trop
de conviction son client qui baisse la tête, déjà vaincu.

Le Procureur, n¹écoute pas et accuse. Elle aussi est belle, blonde,  et
ses yeux lancent des flêches . Elle est jeune,  ne porte pas encore de
collier de dignitaire. En fait , elle connait bien l¹accusé, il n¹est pas
digne de la moindre attention, ayant trahi la confiance qu¹elle mettait en
lui, qu¹elle avait choisi comme mâle reproducteur.

Il s¹est permis de croire, comme en ces temps passés, qu¹il était le
Maître et qu¹elle était à lui, qu¹il commandait et qu¹elle obéissait.

Elle a refusé de se plier et s¹est réfugié chez la Reine des  amazones,
qui l¹a prise sous sa protection.
Au lieu d¹accepter le rôle qui lui était imparti, il  a cru qu¹il était elle
, s¹est déguisé en femme  pour tenter d¹infiltrer les rangs ennemis. mais
c¹était sans compter sur la perspicacité de la reine  qui l¹a très vite
démasqué.

Il est là, entre deux gardes, nu et couvert de chaines.
La prison préventive a totalement anéanti toute velléité de fierté. Il est
sale, puant de vermine.
Les testicules souillés et gonflés par les différentes traitements
subis pour les faire grossir au maximum et ainsi ridiculiser encore plus la
bite molle qui pend entre les cuisses , portent les traces des morsures de
serpent ,de rat,  de crabe enragé et des pîqures de frelon et de fourmis qui
hantent les geoles amazoniennes . En regardant de plus près , on peut voir
sur les flancs de l¹accusé, les traces des lances et des pointes de flêches
des gardiennes qui désoeuvrées, s¹amusent à colin- maillard à l¹heure de la
promenade.
Après le réquisitoire de l¹avocat général qui demande la peine suprème,
l¹assemblée des jurées, toutes triées sur le volet, se retire pour
délibérer.

La salle soupire , la scène est envahie par des bateleurs qui amuseront
le peuple le temps de la délibération.
Il y a des montreurs d¹ours, des jongleurs, des danseurs , des
équilibristes, des cracheurs de feu.
Tous ont la même caractéristique: Ils portent  un caleçon long, avec un trou
au niveau de l¹entrejambe, montrant l¹absence de  sexe .

Ce sont tous d¹anciens condamnés, dont la survie est simplement liée à
leur talent d¹amuseur.
La délibération n¹est pas longue.

Au son des trompes, taillées dans des bites d¹éléphant momifiées,  la
Reine énonce le verdict.

Emasculation , castration totale,  puis  transformation en   femme ,
pour servir comme esclave la Reine, et , enchainé,  au pied du lit royal,
assister aux ébats amoureux de la Souveraine et de son procureur, promue au
rang de favorite.

Il se fait un silence.

La peine la plus lourde .....

le prisonnier gémit, se débat, pendant qu¹on l¹emmène .

La séance est levée, les murmures reprennent progressivemment.

Certaines au fond de la salle, envient le prisonnier, révant de servir
ainsi leur Reine.
Les hommes présents frémissent, appréhendant qu¹un jour le même sort ne leur
soit réservé, et au fond d¹eux même, voyant le Procureur et la Reine
échanger un baiser ,ne pensent plus qu¹à une chose, être aux pieds de la
Souveraine et subir sa Loi.

La Reine, sort, suivie de son escorte, la jeune Avocate Générale à sa
droite.

La salle se vide , le jugement est rendu , sans possibilité d¹appel.

    Ainsi se rend la justice dans le pays des Amazones .


la tunique de nessus

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la petite sirène était partie,
emportant dans les vagues,
la tunique d¹algues et de larmes de la reine..
Elle l¹avait prise comme trophée,
comme symbole de son désir d¹indépendance..
elle l¹avait revétue, pensant se trouver belle, sereine, indépendante ,
comme celle a qui elle l¹avait volée..
Cette tunique avait un secret:
Seule la reine pouvait la supporter..
son tissage était fait des larmes des humains, de leur rage et désespoir..
la petite sirène , une fois qu¹elle l¹eut enfilée,
a ressenti le poids, jour après jour, heure après heure..
et puis un jour,
ne fut plus qu¹écume sur la mer...
Depuis, la reine pleure la petite sirène perdue...

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